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Daniel Leclerc

6ème dan Aikido (Aikikai So Honbu)
Kuden de la FEI (équivalent à 5ème-6ème dan)
Renshi 5ème dan de la Ryûshin Shôchi Ryû (Daihyo pour l'Europe)
 


Italiano
Versione italiana

Né le 25 octobre 1954

1973
  • Septembre: début de la pratique au club universitaire de la faculté de Nancy (dans le Nord-Est de la France) et au SHOBUKAI de Nancy sous la direction technique de Paul Friedrich, professeur D.E. 3ème dan.
  • Novembre: premier stage et première rencontre déterminante avec Pierre CHASSANG (6ème dan) le plus ancien pratiquant français – voire européen - d'AIKIDO, l'un des dirigeants des instances françaises et européennes (ACFA et ACEA) et responsable technique de l'AIKI Club de Cannes.
  • Décembre: SOCHAUX - premier stage national sous la direction technique de Maître TAMURA (8ème dan). Première rencontre avec Malcolm Tiki SHEWAN (6ème dan), spécialiste d'IAI (art de dégainer le sabre) et de KEN (escrime japonaise). Début d'une longue amitié et d'une étroite collaboration, toujours actuelles.
74 à 76

  • Février 74: (FONTAINEBLEAU) – première rencontre avec Maître CHIBA (8ème dan) et avec certains gradés de l'époque (ayant commencé leur pratique avant la venue de Maître TAMURA en France (1964) et élèves, pour la plupart, de Maître NORO) dont - pour ne citer que ceux avec lesquels les relations d'amitié ont perduré: René VANDROOGENBROECK, Michel BECART, Paul MULLER...
  • De cette période et jusqu'au départ au service militaire (en avril 76 à la Martinique), participation systématique à tous les stages européens organisés sous la direction technique de Maître CHIBA (qui résidait en Angleterre): Paris, San-Sebastian (Espagne), Bruxelles, Strasbourg, Zurich, Bruges, Madrid, Bangor (Pays de Galles), St Maximin la Ste Beaume (siège social de l'ACEA), pour les principaux.
  • Durant cette période, Maître CHIBA s'est occupé personnellement de ma formation (uke quasi exclusif avec Tiki Shewan), notamment au niveau de l'UKEMI et du KEN.
  • Début 76, Maître CHIBA fait part de son intention de retourner au Japon. Au cours du dernier stage organisé sous sa direction en Europe durant cette période (près de Bruges en Belgique), Maître CHIBA m'a très vivement encouragé à poursuivre ma pratique, ajoutant que «j'avais un bon corps pour çà».
  • Parallèlement, je n'ai cessé de suivre Maître TAMURA, dont la maîtrise technique ne cesse de m'impressionner encore aujourd'hui. Parmi les nombreux stages que j'ai suivis sous sa direction durant cette période, Madrid et les stages de St Maximin la Ste Beaume resteront gravés dans ma mémoire comme le souvenir d'une ambiance, d'une qualité de travail et d'un état d'esprit aujourd'hui révolus. Sans oublier un stage à Strasbourg en 1975 au cours duquel Maître TAMURA a confié à Tiki la direction de son cours pour une initiation des stagiaires au IAI et l'a très officiellement recommandé pour la pratique de cet art. C'est à cette occasion que je l'ai pratiqué pour la 1ère fois.
  • 1975 a également été marqué par la 1ère visite du DOSHU en Europe. J'ai participé à l'ensemble des manifestations organisées à cette occasion en France et en Belgique, tant sur que hors tatami.
  • Avril 1976: départ au service militaire et affectation à Fréjus, ce qui m'a permis de me rendre fréquemment à Cannes pour pratiquer avec Tiki qui y résidait depuis 1974.
  • Juillet 1976: départ pour la Martinique pour une année durant laquelle j'ai pratiqué avec les autochtones et dans le cadre de la caserne.
1977
  • Juillet: retour du service militaire et reprise des activités AIKIDO.
  • Septembre: déménagement sur Aix-en-Provence pour suivre l'enseignement de Maître TAMURA dans les clubs où il enseignait et notamment le club universitaire de la faculté d'Aix, et opportunément dans tous les stages où il était possible de l'accompagner. Premières rencontres avec Stéphane BENEDETTI (6ème dan) avant son départ au Japon, et avec Toshiro SUGA (6ème dan) fraîchement débarqué du Japon.
  • Novembre: obtention du 1er dan AIKIDO.
1978

  • Mars: à la demande de Maître TAMURA, déménagement sur Cannes pour assister Tiki dans la promotion de l'AIKIDO au niveau de la région Côte d'Azur.
  • A l'époque, il encadrait plusieurs clubs sur Cannes – où il résidait -, Monaco, Nice et Draguignan.
  • De cette période jusqu'au premier voyage de Tiki au Japon en 1981, ma vie et mon temps ont été consacrés en priorité et exclusivement à la pratique du BUDO.
  • Dès mon arrivée, j'ai entrepris l'étude du IAI, ainsi que du JODO qui avait été enseigné à Tiki par Maître MITSUZUKA au cours de ses études avec lui. Ce maître japonais, 7ème dan d'IAI et 4ème de JODO, avait été invité par Maître TAMURA au stage de VILLEFRANCHE DE ROUERGUE pour promouvoir la pratique du IAI parmi les élèves d'AIKIDO.
  • Au cours de cette période, à l'occasion de stages dirigés par Maître TAMURA ou par Tiki lui-même, j'ai participé activement à la mise en place des structures juridico-administratives du IAI et du JODO en France et en Europe, encore en place aujourd'hui.
  • C'est au cours du stage de La colle sur Loup en septembre que je fis la connaissance de Maître YAMADA (8ème dan).
  • C'est au cours d'un stage à PRADES à l'organisation duquel j'ai participé en accord avec Maître TAMURA, que j'ai fait connaissance avec Pascal KRIEGER, responsable technique de la Féd. Eur. de JODO (Shinto Muso Ryu). Ce stage avait d'ailleurs été organisé dans ce but, à savoir la présentation du JODO aux pratiquants d'AIKIDO et de son représentant Pascal.

 1979
  • C'est à l'Ascension 79 que j'ai organisé avec Tiki le 1er stage des Iles de Lérins (Cannes, France), dont Maître TAMURA lui-même disait qu'il représentait la référence en matière d'entraînement martial, et dont le but visait à proposer aux pratiquants une approche d'AIKI au travers de l'étude de plusieurs disciplines martiales (AIKI/IAI/JO). Pierre Chassang encadrait l'AIKIDO, Tiki le IAI et le KEN, Pascal le JODO dès 1981. Plus tard, René VDB a pris le relais de Pierre, puis Toshiro Suga et Stéphane Benedetti actuellement.
  • Obtention du 2ème dan AIKIDO, du 1er dan Aikikai et du 1er dan IAI.
1980
  • Poursuite des activités et active participation à l'organisation d'une tournée de maîtres japonais, à l'initiative de Maître OTAKE de la prestigieuse école de sabre KATORI SHINTO RYU, accompagné de Maître KAMINODA (8ème dan JODO) et de Maître DRAEGER (décédé à ce jour), un des pionniers occidentaux dans l'étude des arts martiaux japonais, dont les écrits restent une référence en matière d'érudition et de compréhension de la pensée orientale en général et japonaise en particulier.
  • Cette tournée (prévue en Suisse, en France et en Hollande) avait pour but de rappeler aux pratiquants européens que cette école était fermée et qu'elle ne pouvait, de ce fait, être assimilée à un DO ou affiliée à une association ou fédération à structure démocratique. Nul n'était donc autorisé à l'enseigner sans avoir obtenu les certificats nécessaires.
  • Je me suis occupé de l'organisation de cette tournée en France avec, en finale, une grande démonstration à Paris, salle Pleyel.
  • C'est également à compter de cette période que j'ai participé activement, avec Pierre CHASSANG (mon précepteur à l'époque), à la sortie de l'AIKIDO de la tutelle de la Féd. Fr. de JUDO et sa reconnaissance par le gouvernement français. (fondateur/signataire, avec Maître TAMURA et Pierre CHASSANG, de la Fédération Française Libre d'AIKIDO et de BUDO.
1981
  • Mai: création de la FFLAB au cours d'un stage que j'ai organisé à Cannes sous la direction technique de Maître TAMURA.
  • C'est au cours de ce stage que je comptais présenter mon 3ème dan d'AIKIDO. Mais les évènements liés à la situation juridico-administrative de l'AIKIDO en France ne m'ont pas permis de le faire en raison des nombreuses réunions prévues dans le cadre de ce stage.
  • De cette date jusqu'à ma démission du Comité Directeur de la FFLAB en 83, j'ai travaillé à la mise en place des structures de fonctionnement de la fédération, structures encore en vigueur actuellement, non sans, parallèlement, poursuivre ma pratique AIKI, IAI et JO en tant qu'enseignant, suite au premier voyage de Tiki au Japon pour parfaire sa formation au niveau de la forge des armes selon la méthode traditionnelle japonaise.
1982
  • Retour de Tiki du Japon et création du Groupe de Recherche sur la Metallurgie Traditionnelle (GRMT) dans le but d'étendre les connaissances des pratiquants de sabre au-delà de son seul maniement.
  • Début d'une fructueuse collaboration avec le Musée de l'Histoire du Fer de Nancy et de son conservateur Mr FRANCE-LANORD qui a conduit à l'organisation d'une tournée de forgerons japonais renommés en juin 89 au musée même.
1983
  • Collaboration à l'édition du livre de Malcolm Tiki SHEWAN «l'art du sabre japonais» relative à la pratique du IAI.
84-94
  • Poursuite de la pratique des 3 disciplines AIKI-IAI-JO en tant qu'enseignant à l'AIKI Club de Cannes et au Jodo Club Côte d'Azur, organisation du stage des Iles de Lérins à Cannes, participation à de nombreux stages nationaux et internationaux.
  • Juillet 87: obtention du 1er dan de JODO.
  • Mai 88: à la demande pressante des élèves du club de Cannes, j'ai demandé à la féd. fr., via Maître TAMURA, de régulariser ma situation au niveau des grades (2ème dan depuis 79). Il m'a été attribué le 3ème dan.
  • Juin 1990: obtention du 2ème dan de JODO.
1995
  • Octobre: LYON - Première rencontre avec Maître NISHIOKA (MENKYO-KAIDEN de Shinto Muso Ryu Jo) dont l'approche technique du JO allait devenir la référence au sein de la Féd. Eur. de JO encadrée par Pascal KRIEGER.
1997
  • Novembre: obtention du 4ème dan de IAI.
1998
  • Juillet: VESQ (France) 2ème rencontre déterminante avec Maître NISHIOKA au cours d'un stage de 8 jours à la suite duquel j'ai décidé d'expérimenter la méthode proposée par ce maître telle que j'ai pu l'observer dans l'exécution de ses mouvements. Cette décision m'est apparue d'autant plus évidente que j'étais fasciné par l'apparente facilité avec laquelle, à 75 ans, il nous maîtrisait techniquement, sans se déparer de sa bonhomie naturelle.
  • Je reconnais aujourd'hui qu'il m'a permis de répondre en partie à une question qui n'avait toujours pas sa réponse, savoir l'attrait – voire la fascination - que les arts martiaux n'ont pas manqué d'exercer sur moi depuis 30 ans.
  • Je veux parler de la capacité de maîtriser les forces en mouvement en faisant appel à des énergies qui dépassent les seules compétences physiques, et dont Maître NISHIOKA et Maître TAMURA sont la parfaite illustration.
  • Obtention du 3ème dan de JODO.
1999
  • Juillet: LILLSVED (Suède) - 3ème rencontre avec Maître NISHIOKA, qui m'a permis de parfaire ma compréhension de sa méthode, après une année de travail quasi quotidien passée à reélaborer ma technique en fonction de la nouvelle mécanique proposée par ce maître, un peu comme on réapprend à marcher.
  • Les premiers résultats constatés n'ont pas manqué de me surprendre. En effet, mon travail au ken et en AIKI avaient changé, alors que je n'avais travaillé cette nouvelle méthode qu'avec le jo.
2000
  • Juillet: MAINLAND (USA) 4ème rencontre avec Maître NISHIOKA et confirmation de l'intime conviction que la méthode porte ses fruits, puisqu'elle s'applique à d'autres arts martiaux que le JO.
2002
  • Juillet: SEVENUM (Pays-Bas) 5ème rencontre avec Maître NISHIOKA.
2003

2005

  • Obtention du grade de Shomokuroku della Shinto Muso Ryu Jodo par Pascal Krieger, Menkyo Kaiden.

2008

  • Obtention du grade de 5° dan (Aikikai So Honbu) par Tamura Sensei.

1/02/2012

Finalement, je mets à jour mon curriculum là où je l'ai laissé.
  • Dans l'intervalle Tamura Sensei, mon maître, nous a quittés le 9 juillet 2010, en imitant le modèle de Yamaoka Tesshu, comme il l'écrit dans un de ses haiku pre-mortem. J'ai suivi son enseignement de mes débuts en 1973 (Sensei avait 40 ans) jusqu'à sa disparition. Durant ces 36 années, j'ai eu l'opportunité d'apprécier l'évolution de sa pratique qui l'a conduit du brio technique à l'essence du mouvement, en éliminant sans cesse le superflu pour dégager l'essentiel. J'ai toujours admiré son awase et son metori, sans vouloir être réducteur parce qu'il y a tant d'autres aspects de sa pratique qui me laissaient pantois d'admiration. Parmi les divers principes qu'il m'a enseignés, je retiens l'idée que pour progresser il faut épurer, éliminer plus qu'accumuler. Et puis je lui serai toujours reconnaissant de m'avoir encouragé et suivi dans ma recherche, même quand il ne partageait mes choix.

  • Ma pratique s'est enrichie d'une nouvelle discipline ou, plus précisément, d'un nouveau style de Iai Jutsu. En janvier 2009, à l'initiative de la FEI, j'ai participé à un stage d'une semaine conduit par un expert du style Tenshinshô Jigen Ryû : Yahagi Kunikazu Sensei. Ce style est celui que Tiki Shewan a étudié de son maître Otani Sensei à New York, mais qu'il n'avait jamais enseigné. J'ai revu Yahagi Sensei durant divers séminaires en France, aux Etats Unis ainsi qu'au Japon, pour la première fois. J'écrirai quelque chose sur mes impressions de ce premier voyage au Pays du Soleil Levant.
    Cette école de Iai partage beaucoup de principes avec l'Aikido et, évidemment, le tameshi giri est de première importance. A cause de divergences entre Kawabata Sensei (le maître de Yahagi Sensei) et le Sôke historique de la Tenshinsho Jigen Ryû, il a décidé de créer son propre Ryû qui prit le nom de Ryûshin Jigen Ryû pour devenir, aujourd'hui, Ryûshin Shôchi Ryû dont Yahagi Sensei est le second second Sôke. En septembre 2010 au Japon, j'ai été nommé Daihyo (responsable) du Ryû pour l'Europe et en mai 2011 il m'a été conféré le grade de Renshi Yondan.

  • 2012 sera une année particulière pour moi. En effet, Yamada Sensei m'a conféré le grade de 6ème dan (Aikido So Honbu) et j'inaugurerai mon dojo. Ca fait un moment que je cherchais à le faire mais, comme toujours, les choses doivent maturer. Aujourd'hui plus que jamais j'ai besoin d'une structure privée et indépendante dans laquelle je puisse développer ma didactique. Je remercie tous les pratiquants qui m'ont suivi durant ces dernières années dans les divers dojo qui m'ont accueilli et je suis heureux de pouvoir annoncer que leur transumance est parvenue à son terme.

  • Le 14 février 2012, mon ami René, VDB pour le monde de l'Aikido, nous a quittés. René avait ce côté « vieille France » plus que son patronyme le laissait supposer. Il s’habillait toujours avec recherche et élégance, comme l’était son Aikido. Il appréciait les belles choses et ne crachait pas sur les bonnes, mais toujours avec modération. C’était un passionné, un curieux, toujours ouvert sur l’inconnu, toujours prompt à explorer de nouvelles voies. La voix fut l’une d’entre elles et je l’entends encore chanter Ferré, Brassens, Brel aux Iles, à Jegun et chaque fois que je le rencontrais au cours des stages où nous nous retrouvions. Mais le souvenir que j’emporte de lui est son éternel enthousiasme : il en débordait littéralement au point qu’il en devenait contagieux, pour le plus grand bénéfice de ceux qui le côtoyaient. Et comment ne pas être pris par l’énergie qu’il transmettait dans sa pratique et, devrais-je dire, dans ses pratiques puisque René a toujours été un adepte de la multi-disciplinarité. Le jo, le ken, l’iaï, l’aïkido, le kendo, il excellait dans toutes ses disciplines et restera un modèle pour des générations de pratiquants. Et puis, surtout, il était au dojo ce qu’il était dans la vie et peu de pratiquants peuvent le prétendre. Il était un : « Je fais ce que je dis et je dis ce que je fais ». C’était un type simple, sans arrière-pensées parce qu’il ne pouvait, ni ne voulait les cacher, ce qui ne manquait pas de déplaire à nombre de ses pairs bien pensants. Il aurait certainement remporté le concours du meilleur sosie d'O'Sensei si quelqu’un avait eu l'idée de l'organiser : il avait sa taille, sa barbe, sa moustache, voire même sa silhouette ; il vivait l'Aïkido avec la même intensité, la même passion et maintenant il est parti le rejoindre parce que, connaissant René, il ne nous a pas laissés sans savoir précisément où aller et quoi faire. Il est également, de mon point de vue, un de ceux qui peuvent répondre à la question : « Qu’as-tu fait de ton talent ? ». Dans le livre des morts égyptiens, il est dit qu’Osiris pose deux questions au défunt avant de l’accepter dans l’au-delà : « As-tu fait de ta vie ce que tu avais l’intention d’en faire ? - Ce que tu as fait de ta vie a-t-il rendu d’autres personnes heureuses ? » Je ne sais pas pour les autres mais moi, René, tu m’as rendu heureux parce que c’était toujours un plaisir de te retrouver et de pratiquer avec toi. Adieu l’ami, tu me manqueras.

  • Je viens d'apprendre que Maître Nishioka s'en est allé le 8 février dernier. C'était un shinobu, raison pour laquelle il n'était connu que dans le microcosme de la FEJ et de la FIJ. Je ne dirai jamais assez combien il a influencé et transformé ma pratique, et combien je lui en suis reconnaissant. Merci Sensei.

  • "à suivre"

 




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